mercredi 14 avril 2010

ORIGINES PAIENNES DES FETES CATHOLIQUES: SAMHAIN – TOUSSAINT


Samhain, la plus célèbre fête païenne, signifie fin de l’Eté, que les Celtes célébraient à cette occasion. Prononcer sow ween, sow comme l’Anglais how et ween comme dans Halloween, littéralement qui vient de hallow, devenu holy, qui signifie saint et de eve, even, devenu evening, soirée, c’est donc la soirée pendant laquelle les saints sont honorés, la veille de la Toussaints des Catholiques.
Cette célébration qui a lieu la nuit du 31 octobre au 1° novembre, est une Fête Majeure, c’est le Jour de l’An de l’ancien cycle, et surtout la nuit durant laquelle la frontière entre les mondes visible et invisible est la plus perméable, puisque s’ouvre le Sidhe, Monde du Dessous, alors que le voile qui s’était amenuisé à Beltaine, dont Samhain est le répondant, concerné surtout par les Entités Forces de la Nature.
On y célèbre les défunts et la divination, et on médite sur son inévitable propre mort.
Les anciens craignant les mauvaises rencontres, les costumes revêtus par les enfants à Halloween servent à noyer les apparitions dans la masse.
La peur des Esprits avait d’ailleurs poussé les Irlandais à sculpter des lanternes dans une variété de gros navets, légume racine extrait de la Terre, pour les éloigner, tradition que l’on retrouve dans le Nord de la France et en Belgique.
L’Homme Noir, qu’est devenu le Dieu Solaire à Mabon, sort du Monde des Ombres et vient sur Terre en abattant les frontières pour inviter la Déesse à le suivre et faire l’expérience de la Mort.

En ce début du mois de novembre, avaient lieu les Ludi Plebei, les jeux de la plèbe, composé surtout de représentation théâtrale. On ne sait si à leur origine, ces fêtes commémoraient un événement pastoral, ce que les Catholiques voulaient remplacer d’abord chez les Païens en général, puis chez les Romains en particulier est expliqué ci après.

La Toussaint n’est célébrée chez les Chrétiens que par les Catholiques.
A l’origine, le pape Boniface obtint de l’empereur Phocas de débarasser le Panthéon, temple circulaire où trônaient les idoles romaines et celles des terres conquises, de toutes les idoles qu’il contenait, et le consacra le 3 mai 605 à la Vierge Marie et aux Matyrs, que les Chrétiens Grecs honoraient déjà au IV° siècle, le dimanche qui suit la Pentecôte.
Plus tard, les pèlerins venant en nombre rendre hommage à Sainte Marie aux Martyrs au beau milieu des travaux agricoles, la fête fut donc déplacée au 1°novembre, les moissons terminés, raison officielle invoquée par son instigateur le pape Grégoire IV en 835.
Tous les Saints été vénérés, car certains n’avaient pas de fête propre, et en ce jour ils étaient plus à même d’intercéder auprès de Dieu pour qu’il accède à nos requêtes.
Le 2 novembre, on institua la Fête des Ames, devenue la Fête des Défunts afin de prier pour le salut des âmes coincées au Purgatoire, invention des Catholiques pour placer les âmes de ceux qui n’ont été ni trop bon pour aller au Paradis, ni trop mauvais pour aller en Enfer et qui attendent leur sort.
L’obligation de se rendre à la messe pour cette occasion n’est faite aux Catholiques par Pie X qu’en 1914 !

ORIGINES PAIENNES DES FETES CATHOLIQUES: MABON - TRANSFIXION


Mabon, l’Equinoxe d’Automne, en cette nuit du 21 septembre, on célèbre les deuxièmes moissons.
Mabon, dieu Gallois, connu sous le nom de Maponos en Gaulle est le Dieu de la Médecine et de la Jeunesse, ainsi que de la de la Fertilité Masculine, connu également pour ses exploits guerriers, il est comparable à l’Apollon Romain.
La récolte de la Vigne commençant à cette période, il est aussi parfois rapproché de Bacchus.
La légende irlandaise compte un dieu très comparable au Gallois Mabon, Oengus, ou Mac Oc, fils adultérin du Dagda, le Dieu Bon, et de la femme de son frère Elcmar, «  L’Envieux », Boann, « La Vache Blanche », un aspect de la Déesse Mère, sensé apporté la prospérité, appelée Modron en Gallois.
Le Dagda éloigna son frère par ruse pendant neuf mois, qui pour lui, ne lui semblèrent qu’un jour. Quand il revint, sa femme accoucha de celui que l’on surnommera le Jeune Fils, puisqu’en apparence sa gestation ne dura qu’un jour.
Mabon fut enlevé à sa mère trois jours après sa naissance, pour être placé dans les entrailles de la Terre, ou à Caer Lloyw, la ville lumière, Gloucester, suivant les légendes.
Il sera délivré après avoir appris la sagesse auprès des plus anciens animaux vivants, le merle, le cerf, l’aigle, le hibou et le saumon pour venir en aide à d’autres divinités.
A l’Equinoxe d’Automne, les jours diminuent petit à petit, on se prépare à vivre un ralentissement, un assoupissement de la Nature.
Le Dieu est destitué par le Seigneur du Monde des Ombres, qui n’est personne d’autre que lui-même et devient le nouvel Homme Noir.

Du 15 au 18 septembre, se déroulaient les Ludi Romani, les Jeux Romains au Circus Maximus, en l’honneur de Jupiter Optimus Maximus, qui libéra Rome des Gaulois en 366 avant J.C. Ils étaient précédés des Ludi Scaenici, les Jeux Théâtreaux. Les Dieux y étaient présents par le biais de leurs statues.
Mais, l’Equinoxe marque surtout le retour de Proserpine aux Enfers, événements triste, annonciateur de l’Hiver approchant que semblaient occulter les Romains, préférant l’exubérance des jeux du cirque payés par l’Etat.

Pour les chrétiens, le 8 septembre est célébrée la Nativité de Marie, qui avait lieu le 21 chez les orthodoxes, événement relaté dans le protévangile de l’apôtre Jacques Le Mineur, frère ou demi-frère de Jésus.
La Croix sur laquelle le Christ est mort aurait été retrouvée par Sainte Hélène, mère de l’Empereur Constantin, qui le lendemain de la célébration de sa trentième année de règne en 335, fit présenter le Bois Sacré, l’Hyposis pour la première fois devant le peuple de Tyr, où l’Emperur avait dédicacé deux basiliques la veille de ce 14 septembre.
Cette fête est déjà répandue chez les chrétiens d’Orient au VII° siècle, dans tout l’Occident sous le pape Serge I°.
Depuis le XIV° siècle, le 15 septembre est dédié à la Mater Dolorosa, Notre Dame des Sept Douleurs, ou la Transfixion, du latin transfigere, transpercer.
La Vierge Marie est alors représentée avec le cœur transpercé de sept poignards symbolisant les sept douleurs qu’elle a endurées pour son fils Jésus : la première, les prophéties de Siméon, la deuxième, la fuite en Égypte après le massacre des innocents, la troisième, la perte de Jésus au Temple, la quatrième le moment où elle l’a vu portant sa croix sur le chemin du Calvaire, la cinquième, la crucifixion, la sixième, la descente du corps de la croix et enfin, la septième, la mise au tombeau de son fils.

ORIGINES PAIENNES DES FETES CATHOLIQUES: LUGHNASAD – L’ASSOMPTION

Lughnasad se fête la nuit du 1° au 2 Août, et signifie assemblée de Lug, dieu celte des plus importants aux multiples fonctions, à la fois maçon, musicien, poète, guerrier, et guérisseur, analogue au Mercure Romain.
A l’origine, Lughnasad, marquant le début des premières moissons, est la célébration de la mort de la mère de Lug, Taillte, mère de la Lumière incarnée par Lug, pour finalement devenir celle de la mort du Dieu Solaire.
On remercie les Forces des bienfaits de la Terre pour les premières récoltes, mais on sent déjà que la Force du Dieu diminue, les jours raccourcissent.
La Déesse, Gardienne des Mystères de la Mort sacrifie le Dieu et répand sa chair et son sang sur la Terre afin de la vivifier.
Le Dieu s’en va donc conquérir le Monde des Ombres que chacun doit traverser.

Pendant les neufs premiers jours du mois d’août, les Romains célébraient le Sacrum Anniversarium Cereris, cérémonie anniversaire en l'honneur de Cérès, Déesse de la Terre, pendant lequel femmes et prêtresses, vêtues de blanc lui offraient les premiers fruits de la Terre, et les premiers nés des troupeaux, offrandes appelées prémices. Elles observaient le jeûne ainsi que l'abstinence sexuelle.

L’empereur Maurice, qui régna de 582 à 602, étendit la tradition de l’Eglise de Jérusalem appelée Dormition de Marie sous le nom d’Assomption, terme qui à l’origine signifie assumer, « prendre en charge avec toutes les implications », devenu synonyme d’élévation de Marie au Ciel.
En Occident, le pape Serge I° institue vers l’an 700 la fête en l’honneur de la mort temporelle de la mère de Jésus.
A la mort de la Vierge, Jésus redescendit sur Terre parmi ses Apôtres pour discuter avec eux du sort de sa défunte mère. Il fut décider qu’elle reposerait sous l’Arbre de Vie jusqu’à la résurrection générale, et fut élevée par son fils, quittant une fois de plus ses chers disciples comme jadis en Galilée, depuis son tombeau de la vallée du Cédron. La date du 15 Août pour célébrer l’Assomption est définitivement fixée par Pie XII en 1950, comme quoi !

ORIGINES PAIENNES DES FETES CATHOLIQUES: LITHA – SAINT JEAN


Litha qui se célèbre la nuit du 21 juin, nuit la plus courte de l’année, vient du nom du mois du calendrier soli lunaire Anglo-Saxon à cheval sur nos actuels mois de juin, aerra litha, qui préccède litha, et de juillet, aefterra litha, qui suit litha, et signifie calme, paisible, puis par extension, navigable en rapport à la calme brise de cette période qui permet une navigation sûre.
Astronomiquement parlant, litha parfois aussi appelée Midsummer, correspond au solstice d’été, le jour le plus long de l’année, moment de la plus longue illumination, mais aussi, par conséquent, le point de départ du raccourcissement des journées.
Homme et Nature atteignent l’apogée de leur plénitude et s’en réjouissent, c’est la Fête de la Communauté. Le Dieu ayant porté les fruits de la Terre à maturité est couronné Roi, Seigneur du Soleil et de la Vie.
De grands feux honoraient le soleil mourrant.

Vers le 15 juin, prenaient fin les Vestalia, fêtes en l’honneur de Vesta, Déesse Romaine du foyer, servie par six prêtresses vierges appelées vestales, qui entretenaient continuellement un feu sacré, la Déesse étant également associée aux Flammes.
Les rites des Vestalia sont restés secrets si bien qu’on n’en connaît quasiment rien, hormis qu’elles débutaient autour du 10 et que les Matralia en étaient une étape.
Les Matralia était la fête de la Mater Matuta, Aurore, Déesse du matin, fatiguée de se lever de plus en plus tôt et à qui les matrones apportaient au temple des galettes symbolisant son fils le Soleil, pour l’aider. Puis, elles chassaient violemment une esclave, représentant l’obscurité, du temple.
Les Vestalia prenaient fin quand les vestales balayaient le temple et en jetaient les souillures au Tibre.
Le 24 juin, les Romains célébraient Fors Fortuna, déesse du Hasard, littéralement, « qui apporte la chance », en traversant ou descendant le Tibre, sur le bord duquel se trouvait son temple, dans des nacelles parées de fleurs et s’adonnaient à de copieuses libations…
Egalement surnommée Primigenia, littéralement « la première née » de Jupiter en fait, elle était à la fois la fille et la nourricière de ce dernier.

A la même date, les Chrétiens fêtes la naissance de Saint Jean-Baptiste, un cousin éloigné de Jésus, puisque qu’Elisabeth, sa mère et Marie sont cousines.
De huit ans l’aîné de son illustre parent, ascète, il prophétisait et finit par s’installer vers 27 après son cousin, sur les bords du Jourdain, où il baptisait à l’eau en rémission des péchés, prédisant que celui qui viendrait après lui baptiserait par le Saint Esprit et le Feu.
Il baptisa Jésus, le désigna Agneau de Dieu et lui donna ses propres disciples.
Peu après, en 28, Hérode Antipas le fit mettre en prison car, Jean-Baptiste critiquait le fait qu’il ait épousé Hérodiade, la femme de son demi-frère, union interdite par la Loi Juive.
Petite fille d’Hérode Le Grand, elle était donc également la nièce d’Hérode Antipas.
La fille d’Hérodiade et d’Hérode Philippe, Salomé obtint d’Hérode qu’on lui offrît la tête de Jean-Baptiste sur un plateau d’argent en récompense d’une danse qui subjugua le roi et ses convives lors de son anniversaire, autour du 19 août, elle l’offrit aussitôt à sa mère.
Notons tout de même qu’il est fort peu probable qu’une Dame du rang de Salomé se mit à danser de manière aussi lascive devant une telle assemblée…
Saint Jean-Baptiste comme Jésus symbolisait la Lumière, les feux en l’honneur du Soleil leur furent donc désormais consacrés.

ORIGINES PAIENNES DES FETES CATHOLIQUES: BELTAINE – L’ASCENSION

Beltaine qui se fête la nuit du 30 avril au 1°mai, signifie Feu de Bel, Bel ou Belenos, don Belissama est la parèdre, est le Brillant, dieu celte du Soleil et du Feu.
Les Druides allumaient des feux entre lesquels on faisait passer le bétail pour le prévenir des épidémies, Bel étant également le Dieu de la Médecine, ou on sautait à travers la fumée pour se purifier et s’attirer la chance.
On célébrait surtout la Hiérogamie, l’union de deux divinités, car à Beltaine, le Dieu devenu Homme s’éprend de la Déesse qui tombe enceinte de Lui, c’est la célébration des nouvelles vies à venir. Le Soleil devenu plus vigoureux donne sa puissance à la Terre et déjà les premières fleurs apparaissent, fleurs que l’on s’offrait, mutuellement, ancêtre de la tradition actuelle du brin de muguet.
Les animaux se reproduisent, et l’homme retourne chasser…la prétentaine notamment.
Des danses s’exécutaient autour d’un arbre décoré, l’arbre de mai qui donnera plus tard les mâts des villages, décorés de guirlandes de fleurs, et de rubans, symbole phallique dressé représentant la puissance retrouvée du Dieu Solaire.
Une Dame de Mai était élue pour représenter la Déesse Mère, et parfois une hiérogamie symbolique ou réelle avait lieu.

Les Floralies, fêtes en l’honneur de Flora, la Déesse romaine de la végétation et des fleurs, voyaient leur apogée arriver le 1°mai. Planter un arbre fruitier était le sacrifice que réclamait la Déesse (planter un arbre en sacrifice ! quelle horreur ! ne peuvent-ils pas égorger des animaux comme tout le monde ou boire du vin en lieu et place du sang de leur sauveur!)
On jetait des graines, des fleurs, des représentations théâtrales et des jeux du cirque été donnés en son honneur, le dernier jour avaient d’ailleurs lieu les vénations, représentation de chasse aux animaux dans l’enceinte du cirque. Venus, Déesse de l’Amour et de l’Erotisme été également honorée comme il se doit à cette occasion.
Un peu avant la deuxième quinzaine de mai, dans le Monde Romain, le Pater Familias se purifiait les mains à l’eau courante et jetait derrière lui neuf fèves noires sensées apaiser l’appétit des lémures pour cette fête en l’honneur des ancêtres nommée Lemuria.

Pour les Chrétiens, quarante jours après Pâques, mais toujours un jeudi, l’Eglise célèbre l’Ascension, du Latin ascensio, monter. Bien entendu, comme Pâques est une fête mobile, l’Ascension ne correspond pas tout à fait au premier mai, mais comme Pâques se substitue à Ostara…
Après une dernière recommandation aux Apôtres de répandre la bonne nouvelle de la résurrection aux Hommes, Jésus s’éleva dans le Ciel et alla s’asseoir à la droite de son père.
C’est ce que commémore cette fête instaurée dès le V°siècle.

ORIGINES PAIENNES DES FETES CATHOLIQUES: OSTARA - PAQUES


Ostara est le nom de la Déesse germanique de la fertilité, elle symbolise également le lever du Soleil, ost signifiant Est, point où le Soleil se lève. Les Saxons l’appelait Eastre, east signifiant également Est, Déesse de qui les Anglo-Saxons tire le nom de leur fête de Pâques, Easter, pendant laquelle les Œufs sont ramenés non pas par des cloches, mais par un Lapin qui étrangement rappelle le Lièvre, animal totem d’Ostara ; la boucle est bouclée.
Ostara se fête la nuit du 21 mars, pendant l’Equinoxe de printemps. L’Equinoxe, du latin aequinoctium, de aequus, égal et nox, la nuit, précise qu’à cet instant de l’année la durée du jour est égale à celle de la nuit.
Retour du Printemps et renouveau tangible de la Nature, Ostara célèbre la Terre qui se réveille et la renaissance du Dieu devenu Homme, prêt à tout ensemencer, ainsi que la Fertilité de la Déesse.
Les Romains célébraient Proserpine, la Perséphone des Grecs, qui était une nymphe enlevée par Pluton, Dieu des Enfers. Sa mère, Cérès, déesse de la Terre, de chagrin sema la désolation sur Terre, car plus rien n’y poussait. Par l’intersession de Jupiter, elle obtint de Pluton la libération de sa fille pour six mois, délai après lequel elle retournerait sous Terre. Ainsi donc, Cérès réveille la Nature chaque fois que sa fille lui est rendue.
Avant d’aller plus loin, il faut d’emblée distinguer les Pâques catholiques de la Pâque juive, cette distinction est plus marquée en Anglais qui parle d’Easter et de Pass Over, littéralement, « passer au-delà ».
La fête juive de Pessar, traduisible par passage, qui a lieu le 15 nissan, mois des épis à cheval entre nos mois de mars et d’avril, commémore la dixième plaie d’Egypte par laquelle le « Dieu Bon » fit exterminer tous les enfants mâles premiers nés Egyptiens. L’Ange exterminateur devait passer au-delà des maisons aux linteaux desquels été peinte une marque avec le sang d’un agneau sacrifié, signe distinctif de protection donné aux Juifs par Yahvé par l’intermédiaire de Moïse.
Les Juifs en garde seulement le fait qu’après le massacre, ils purent quitter leur condition d’esclave et partir d’Egypte, Pessar étant pour eux synonyme de Liberté, alors qu’il s’agit en fait du meurtre de centaines d’enfants innocents !
Pour les chrétiens, Pâques a lieu le premier dimanche après la Pleine Lune qui suit l’Equinoxe de Printemps.
Le mot vient du grec pasxa, prononcer pas(h)a en inspirant-roulant le h, qui donne en Latin Pascha. Les Orthodoxes attachent plus d’importance à Pâques qu’à Noël que préfèrent les Catholiques.
Pâques c’est entre autre la Cène, le dernier repas de Jésus et de ses disciples, pendant lequel il instituera l’Eucharistie, puis la mort, le vendredi saint et la résurrection du Christ trois jours plus tard.
Jésus sacrifié pour nous libérer de nos « péchés », reprend le mythe de l’agneau sacrifié par les Juifs pour sauver leurs fils aînés. L’agnus paschalis, l’agneau de pâques passe ainsi d’une religion à l’autre.

ORIGINES PAIENNES DES FETES CATHOLIQUES: IMBOLC – CHANDELEUR

Imbolc, qui se fête dans la nuit du 1° au 2 février, viendrait de im, in et de bolc, belly, signifiant littéralement « dans le ventre », parfois également traduit par lactation ou par lait des brebis, car ces dernières ont leurs petits à cette période, est une fête dédiée à la Déesse Mère qui se remet peu à peu des efforts consentis à la naissance du Dieu à Yule.
La Déesse Mère, qui redevient vierge, et le jeune Dieu Solaire sortent du Monde des Ombres libérés par l’Homme Noir, dont il sera question plus tard : c’est le retour de la Lumière.
Période de purification et de lustrations, les prémices du printemps se font sentir, on prépare et bénit les semailles, des petites galettes rondes à base de céréales rappelant le disque solaire sont consommées.

Les Romains célébraient les Lupercales, fêtes en l’honneur de Lupercus, de lupus le loup, époux de la Louve, mère adoptive de Romulus et de Remus.
Les Adeptes de ce Culte se déguisaient de peaux de loups, en portant des masques, puis ils tournaient autour des champs avec des flambeaux pour en éloigner les loups et protéger les troupeaux, ainsi que pour favoriser la fécondité de la Terre.
Ils déambulaient aussi dans la ville courant après les jolies jeunes femmes, les flagellant de lanières de peaux de chèvres pour leur garantir la fertilité.
Cette fête qui se situait autour du quinze, a quand même surtout été remplacée par la Saint Valentin, nous en retiendrons toutefois l’idée des déguisements et des déambulations dans les rues, d’où vient sûrement le Carnaval, de l’Italien carne, viande et levare, ôter, qui commence souvent à la Chandeleur, et annonce le Carême et ses privations.
La fête que les familles Romaines, qui conservaient les masques mortuaires de leurs ancêtres, respectaient sous l’égide du Pater Familias, était les Parentalia, pendant laquelle ils brûlaient une candela, torche faite de papyrus ou de corde utilisée surtout aux enterrements, en l’honneur de leurs ancêtres, car rappelons le, dans le Monde Antique, tout le monde allait aux Enfers. Les Parentalia avaient lieu en février, les Lemuria en mai.
Tous les cinq ans, avaient également lieu les lustratio populi, purifications du peuple, pendant lesquels on tournait autour de la ville avec torches et flambeaux pour la purifier ainsi que ses habitants.
Les torches sont remplacées par les chandelles dans les églises, d’où la Chandeleur.

Les Catholiques y célèbrent la présentation de Marie au Temple, ou les relevailles de Marie.
La Loi de Moïse prévoit qu’une femme est impure pendant les sept jours qui suivent la naissance d’un garçon, la circoncision ayant lieu le huitième, bizarrement, il n’existe pas de fête du 2 janvier pour célébrer la circoncision de Jésus qui est Juif rappelons le quand même...
La purification dure encore trente trois jours de plus. Bien entendu, pour une fille, la femme est impure pendant les quatorze premiers jours, deux fois plus longtemps et donc la purification prend donc soixante six jours !
Pendant toute cette période, elle ne peut se rendre dans aucun lieu sacré, ces quarante jours terminés, La « Vierge » Marie se rendit donc au Temple où Siméon prédit l’avenir de son enfant, lumière du Monde.
Le pape Gélase I°, celui qui réussit à rétablir face à l’empereur byzantin Anastase l’autorité des papes devant l’autorité des empereurs, substitua en 472 la Fête des Flambeaux, par Hypapante, qui signifie « ce qui vient au devant », pour commémorer la rencontre de Jésus et de Siméon au Temple, observée surtout par les chrétiens d’Orient. C’est au VI° siècle que le pape Serge I instituera pour toute la chrétienté sous le nom de Festa Candelorum, la fête des chandelles, pour célébrer la Purification de la Vierge.

On retrouve donc bien une fois encore une similitude, pour faire simple, la convalescence d’une mère qui vient de mettre un enfant au monde.